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HISTORIQUE DE L'UNITE


Le Corps Léger d'Intervention est mis sur pied en Algérie à Didjelli aux ordres du Colonel Huard- Officier supérieur énergique et visionnaire specialiste des Moïs- pour combattre les japonais en Extrême-Orient. Ceci est fixé dés le printemps 1944 et le C.L.I s'installe a Ceylan en octobre à Kandy où son E-M rejoint celui de l'Amiral Mountbatten des Operations Combinées.
La forme particulière du combat en Asie fait que le C.L.I est envoyé aux Indes pour parfaire son entrainement calqué sur les méthodes de Wi,gate qui commanda les fameux Chindits en Birmanie.

Le 13 mai 1945, le C.L.I avec un effectif de 700 hommes environ, débarque à Colombo aux Indes pour y parfaire son entrainement "jungle".

Sur demande de l'Amiral Mountbatten, le C.L.I change de nom, devient 5ème R.I.C le 1er mai 1945, en fait on veut le réorganiser en :
- soit 2bataillons de Commandos type E-O
- soit 1 bataillon commando+ 1bataillon parachutiste
Deux de ses Compagnies deviennent alors "Parachutistes".Le choix n°2 étant agréé.
Le 2 aout suivant, sitôt arrivé leCommando Parachutiste de l' Aéronavale est à son tour incorporé au 5ème R.I.C. Il comprend un tiers de Marins et deux tiers de Coloniaux. C' est ainsi que
commence la belle Aventure du Commando Ponchardier


Le Gal LECLERC passe le Commando en revue à Ceylan avant son départ pour l' Indochine
Le Pacha en opération donne ses ordres



Le Gal LECLERC avait compris l'utilité
d'Unités Spéciales
engagées dans ce type
de conflit. Il oeuvra pour les créer.

C' est le 1er janvier 1945, que le Commando Ponchardier est mis sur pied sur la Base Aéro-Navale d' Hyères - Palivestre.
Les volontaires arrivant de la Marine y sont regroupés, sélectionnés puis effectuent leur instruction de base.
Le 22 février suivant, le Commando a un effectif de 10 Officiers 17 Sous-officiers et 89 Hommes.
Transféré le 24 en Grande Bretagne, le Commando rejoint le celèbre Central Landing Etablishment de Ringway pour y être breveté parachutiste.
Puis les hommes effectuent divers stages jusqu' en mai

( commando, radio, explosifs etc...)
Le 29 juin, un détachement de 73 hommes embarque sur le croiseur "Suffren" à Toulon pour ralier Madagascar.
Puis c'est le départ pour Ceylan quinze jours aprés.
Le Commando occupe tout d'abord le Camp 424 à 10 km de Colombo puis le Camp 42 à Niraveli.

Le 1er Septembre est mis sur pied, le "SAS Bataillon" aux ordres de son créateur le Capitaine de Vaisseau Ponchardier avec en second le Lieutenant de Vaisseau Brissot et le Capitaine Dupuis Chef d'E.M. Il est alors incorporé au 5ème Régiment d'Infanterie Coloniale de l'Armée de Terre - ex Corps Léger d'Intervention-. C'est alors que l'Unité devient mixte Marine-Armée de Terre dans la proportion d'un tiers/deux tiers.
Désormais le Bataillon sera articulé en :
- Compagnie Parachutiste Cadre "B" aux ordres du Lieutenant Le Guillou comprennant 60 Officiers et Sous-officiers
- 1er Commando "B1" (Aéronavale) aux ordres du Lt de Vaisseau George
-2è Commando" B2" ( Colonial) aux ordres du Capitaine Rouannet
-3è Commando "B3" ( Colonial) aux ordres du Capitaine Orsini puis du Cne Rouau
Chaque Commando est à l'effectif de moins de cent cadres et hommes. (Voir Organigrammes) Un 4ème Commando "B4"sera formé ultérieurement en janvier 1946 aux odres du Capitaine Trinquier.

Dés le lendemain les 2 Commandos Coloniaux pas encore brevetés parachutistes sont transférés au Cachemire ou une Ecole de Parachutiste Britannique va recevoir l'ensemble de l'effectif. Pendant ce temps le Commando Aéronavale s'entraine à Naraveli à 20 km deTrincomalee.
le "SAS Bataillon" au complet va être rapidement transféré transféré en Indochine...
Il embarqué à bord du "Richelieu" le 28 septembre à Trincomalee. Débarqué le 3 octobre au Cap Saint Jacques, il est transféré sur le " Triomphant" et remonte la rivière de Saïgon.
Le lendemain il est à Saïgon -accueilli par une foule en liesse trés éprouvée par les évenements récents - et il s'installe alors à L' Hopital Drouet désaffecté aprés avoir dégagé la caserne du 11ème R.I.C où les Marsouins sont encerclés par les japonais.
Le 5 octobre le Général Leclerc arrivant de Kandy visite le Commando.
La situation sur place est désastreuse. Les rebelles organisés en bandes pillent, montent des embuscades, incendient villages et plantations aidés et encadrés par la Gendarmerie Nippone. De plus ils encerclent Saïgon et menacent gravement son ravitaillement.
Le 5è me R.I.C opère avec ses deux Commandos Legers et son Commando Blindé répartis sur une vaste zone, tandis que le Commando Ponchardier va oeuvrer de façon autonome.


Dés le 12, le SAS B Ponchardier connait ses premiers engagements. Les 3 Commandos opérant séparément dans le cadre d'une opération franco-britannique, ont pour mission d'assurer une zone de sécurité autour de la Capitale afin de faciliter son ravitaillement et d' ouvrir un périmètre de sécurité autour du port.


L'opération est un succés; un élément du SAS B s'est emparé poussant en direction du nord-ouest des ponts D puis B (pris aprés un débarquement depuis des canots d'assaut et deux heures de combat)tandis qu' un second élément directement aux ordres du Pacha s'empare des Phares et Balises, des Ets Orsini, du Pont tournant et
du Parc à Mazout. Aprés quoi le Commando nettoie et sécurise toute la zone nord ouest. Au soir de cette première journée d'engagement les hommes rentrent sous une pluie battante, fatigués mais fiers et heureux; ils prennent même le temps d'ouvrir un Dispensaire pour la population.Hélas, le 12, le Bataillon a eu son premier tué: l' Apirant Bussières tombé à Saïgon... 6 autres Officiers trouveront une mort glorieuse en Indochine jusqu'à la dissolution du Groupement.
Le lendemain, le Général Leclerc vient à la "Villa Ardia" P.C de l'Unité féliciter le Commando et s'incliner devant les dépouilles.
Puis le Général britannique Gracey lance ses forces vers Thu Dau Mot et Bien Hoa.

A SUIVRE...


Le Général Leclerc salue le drapeau du 5è R.I.C et le Commando Parachutiste
de l'Aéronavale avant son départ de Ceylan vers l'Indochine le 23.09.45


Premier défilé du Commando le 10 octobre 1945, rue Catinat à Saïgon


La Zone d'Action du Commando dans le Sud Indochine

Un groupe d'hommes du B1 -Aéronavale- A droite le "Patron" du Commando le L/V GEORGE

LE 5ème REGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
En mai 1945, le C.L.I., devenu 5° R.I.C. débarque à Ceylan (Inde). En septembre de la même année, il est transformé en 2 bataillons, un de commandos et un de parachutistes du type S.A.S. ayant subit l'entraînement parachutiste et amphibie ce sera le Commando PONCHARDIER de l'Aéronavale. Le 28 septembre 1945, le Commando Ponchardier embarque sur le " Richelieu "à Trincomalee au Cachemire pour débarquer au Cap St Jacques le 3 octobre. Il remonte la rivière de Saigon à bord du "Triomphant". Le Général LECLERC, parti de Kandi arrive le lendemain. Dès son arrivée le Commando aux ordres du Capitaine de corvette Ponchardier et son adjoint le capitaine Dupuis se lancent dans des actions de dégagement autour de Saigon. Le 16 février 1946, l'unité perd toutes attaches avec le 5° R.I.C. et devient " Groupement Autonome PONCHARDIER ", qui comprend un commando de fusiliers marins et trois commandos de coloniaux. En Cochinchine la guérilla s'organise et s'intensifie. Le Groupement PONCHARDIER,continuellement sur la brèche, continue par petits éléments la plupart du temps, à porter des coups très durs aux Viêt-minh. Après neuf mois d'opérations ininterrompues, les hommes fatigués, certains mêmes malades, aspirent à un repos bien mérité. Il est décidé que tout le Groupement rejoindra Dalat et de là, rentrera en France. A bord de " l'Ile de France ", ils quittent Saigon le 28 Août pour arriver à Toulon le 17 septembre ou ils sont magnifiquement accueillis.L'Amiral Nomy de l'aéronavale et le Lieutenant-Colonel Gracieux , représentant le directeur des Troupes coloniales, spécialement venu de Paris, rendent hommage au Commando Ponchardier. Entre temps, l'autorité qui a décidé de constituer des unités de parachutistes coloniaux, charge le Commandant Dupuis de mettre sur pieds un premier bataillon qui sera le premier à l'origine d'un mécanisme de relève des Parachutistes Coloniaux à destination de l'Extrème-Orient.
C'est donc à la fin de 1946 qu'est commencée la réalisation de ce bataillon de parachutistes de l' Infanterie coloniale. Il est constitué le 1er février 1947 à Tarbes sous le nom de 5° B.P.I.C. Il sera l'héritier du 5° R.I.C. et de son drapeau qui lui sera remis pour qu'il en assure la garde, par le Général Landouzy le véritable père des parachutistes Coloniaux. IL faut préciser, car cela est d'importance qu'il est mis en place par un Officier qui s'est illustré comme adjoint au Commando Ponchardier, le Chef de Bataillon Dupuis, rejoint bientôt par le chef du Commabndo B 4 le Capitaine Trinquier et que bon nombre de ses Commandos vont également les rejoindre dans cette nouvelle unité, qui reprendra même la devise du Commando "A la vie à la mort" et s'inspirera largement du symbolisme de son insigne pour crééer le sien- voir bas de page-.Le 1er septembre 1947, le chef de Bataillon Grall prend le commandement du 5°B.P.I.C., qui continue à administrer le détachement Dupuis en instance de départ pour l'Indochine. Le 1er octobre 1947, la Direction des Troupes Coloniales charge le Colonel Massu (de retour d'Indochine) de créer la 2° Demi-Brigade Coloniale de Commandos Parachutistes avec la mission de former et d'instruire en France, de nouveaux bataillons pour l'Indochine. La demi-Brigade s'installe à Vannes-Meucon. Le Commandant Dupuis , à son départ a laissé à son successeur le commandant Grall environ 500 engagés et un fort noyau qui provient du Groupement Ponchardier, presque l'équivalent d' un bataillon, que le colonel Massu regroupe alors à Vannes-Meucon . Il y créera un Centre Ecole, indispensable à l'entraînement des jeunes recrues. Les 705 paras du détachement Dupuis quant à eux, embarquent à Marseille le 31 octobre sur le "Pasteur" et débarquent à Saigon le 15 novembre 1947 . Ils deviennent le 2° BCCP-SAS qui s'intègre à la Demi Brigade de Parachutistes SAS... Ceci nous montre qu' au delà de traditions rigides, les Commandos Paras d' Indochine sont une seule et même famille quelque soit leur Arme d' origine, et qu' ils ont forgé de leur sang cette Saga sur laquelle le Haut-Commandement s' appuiera jusqu' au sacrifice suprême à Dien Bien Phu puis en Algérie.

L'insigne du 5è B.P.I.C- A droite un para du 2èB.C.C.P portant
la fourragère du Ponchardier à titre personnel avec insigne losange



Le Drapeau du 5ème R.I.C désormais confié à la garde des Parachutistes Coloniaux-A gauche les deux fanions 2è B.C.C.P & Ponchardier côte à côte-A droite le drapeau et la Garde d'Honneur du 2èBCCP
Au dessous à gauche les soies de l'avers du drapeau - A droite, représentation graphique du revers du drapeau- Infographie JPB Copyright Janvier 2003-

"...Ainsi est créé, le 3 novembre 1943, le C.L.I. qui change de nom en arrivant à Ceylan pour passer sous commandement du Théâtre d'Opérations britannique du Sud-Est Asiatique de Lord Mounbatten afin de ne pas être confondu avec le Ceylan Light Infantry. Il deviendra le 5e R.I.C. le 1er mai 1945 après en avoir reçu le drapeau le dés le 4 novembre 1944..."

HISTORIQUE DU DRAPEAU DU 5ème R.I.C
Le 5ème Régiment d’Infanterie de Marine fut créé le 1er mars 1890 à Cherbourg par dédoublement du 1er Régiment d’Infanterie de Marine. A ce titre, le drapeau du 5ème R.I.C porte les inscriptions BOMARSUND 1854, PEI-HO 1860, PUEBLA 1863 et SONTAY 1883.
Devenu 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale le 1er janvier 1901, le régiment prend garnison à Lyon en 1912. Il s’illustre lors de la première guerre mondiale pendant laquelle il perd 10952 hommes dont 238 officiers. Cité trois fois à l’ordre de l’armée, il obtient le droit au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914 – 1918. IL gagne alors les inscriptions
LORRAINE 1914, CHAMPAGNE 1915, LA SOMME 1916 et PICARDIE 1918
et sa cravate est ornée de la croix de guerre 1914 – 1918 avec 3 palmes. Dissout en 1924, le 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale est hâtivement recréé à Bourges en 1939 avec des éléments de réserve. En avril 1940, le régiment reçoit, d’Afrique Occidentale Française, un contingent sénégalais et devient le 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais. Engagé dans la campagne de France à partir du 17 mai avec 3000 hommes, il combat vaillamment, mais le 23 juin les 680 survivants, sans munitions, sont contraints de se rendre. L’ennemi accorde aux officiers le droit de conserver leurs armes et rend les honneurs militaires aux débris du régiment.
Le 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale renaît, le 1er mai 1945 à Ceylan, par changement d’appellation du Corps Léger d’Intervention (C.L.I) créé à Alger en 1943. Il se couvre de gloire lors de la libération de l’Indochine et reçoit sa quatrième citation à l’ordre de l’armée avant d’être de nouveau dissout le 30 juin 1946. Le 1er février 1947, le 5ème Bataillon Parachutiste d’Infanterie Coloniale reçoit la garde du drapeau du 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale. PUis le drapeau du 5è R.I.C ramené en Indochine par le 2è B.C.C.P est confié à la 2è Demi BRigade Coloniale de Parachutistes S.A.S créée en Indochine par changement de dénomination de la 1ère Demi-Brigade reconstituée alors en Bretagne.
Le 1er décembre 1953, le Bataillon de Marche d’Afrique devient le Bataillon de Marche du 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale et rejoint l’Indochine avant de devenir le 1er septembre 1955 le 5ème Bataillon d’Infanterie Coloniale. Il y gagne l’inscription INDOCHINE 1945-1946
et 1953-1955 pour les actions du C.L.I et de la 2è Demi-Brigade Coloniale de Commandos Parachutistes et sa cravate s’orne de la Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec 1 palme et des décorations octroyées par le roi du Laos, l’ordre du million d’éléphants et du parasol blanc et la médaille de bronze du règne. Le 1er décembre 1958, le 5ème Régiment Interarmes d’Outre-Mer est créé par changement d’appellation du 2ème Régiment Colonial d’Outre-Mer. Stationné à KATI, près de BAMAKO, il hérite des traditions et de l’emblème du 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale. En juin 1961, il fait mouvement sur Niamey, au Niger, avant d’être dissout en novembre 1962. Le 1er novembre 1969, le 5ème Régiment Interarmes d’Outre-Mer est recréé par changement d’appellation du 57ème Régiment Interarmes d’Outre-Mer stationné à Djibouti. Le régiment obtient en outre la garde des traditions et du fanion du Bataillon Somali. Son drapeau s’enrichit ainsi de 5 nouveaux noms de bataille (VERDUN DOUAUMONT 1916, LA MALMAISON 1917, L’AISNE 1917 – 1918, LA MARNE 1918 et NOYON 1918) et, à titre exceptionnel, d’une deuxième fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914 – 1918 et d’une deuxième cravate ornée de la croix de guerre 1914 – 1918 avec 2 palmes et 1 étoile d’argent et de la croix de guerre 1939 – 1945 avec 1 palme et 1 étoile d’argent.

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