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Le Gal LECLERC passe
le Commando en revue à Ceylan avant son départ
pour l' Indochine
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Le Pacha en opération
donne ses ordres
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Le Gal LECLERC avait compris l'utilité
d'Unités Spéciales engagées
dans ce type
de conflit. Il oeuvra pour les créer.
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C' est le 1er janvier 1945, que le Commando
Ponchardier est mis sur pied sur la Base Aéro-Navale d' Hyères
- Palivestre.
Les volontaires arrivant de la Marine y sont regroupés, sélectionnés
puis effectuent leur instruction de base.
Le 22 février suivant, le Commando a un effectif de 10 Officiers
17 Sous-officiers et 89 Hommes.
Transféré le 24 en Grande Bretagne, le Commando rejoint
le celèbre Central Landing Etablishment de Ringway pour y être
breveté parachutiste.
Puis les hommes effectuent divers stages jusqu' en mai
( commando, radio, explosifs etc...)
Le 29 juin, un détachement de 73 hommes embarque sur le croiseur
"Suffren" à Toulon pour ralier Madagascar.
Puis c'est le départ pour Ceylan quinze jours aprés.
Le Commando occupe tout d'abord le Camp 424 à 10 km de Colombo
puis le Camp 42 à Niraveli.
Le 1er Septembre est mis sur pied, le "SAS
Bataillon" aux ordres de son créateur le Capitaine de
Vaisseau Ponchardier avec en second le Lieutenant de Vaisseau Brissot
et le Capitaine Dupuis Chef d'E.M. Il est alors incorporé au
5ème Régiment d'Infanterie Coloniale de l'Armée
de Terre - ex Corps Léger d'Intervention-. C'est alors que
l'Unité devient mixte Marine-Armée de Terre dans la
proportion d'un tiers/deux tiers.
Désormais le Bataillon sera articulé en :
- Compagnie Parachutiste Cadre "B"
aux ordres du Lieutenant Le Guillou comprennant 60 Officiers et Sous-officiers
- 1er Commando "B1" (Aéronavale)
aux ordres du Lt de Vaisseau George
-2è Commando" B2" (
Colonial) aux ordres du Capitaine Rouannet
-3è Commando "B3" (
Colonial) aux ordres du Capitaine Orsini puis du Cne Rouau
Chaque Commando est à l'effectif
de moins de cent cadres et hommes.
(Voir Organigrammes) Un 4ème
Commando "B4"sera formé
ultérieurement en janvier 1946 aux odres du Capitaine Trinquier.
Dés le lendemain les 2 Commandos
Coloniaux pas encore brevetés parachutistes sont transférés
au Cachemire ou une Ecole de Parachutiste Britannique va recevoir
l'ensemble de l'effectif. Pendant ce temps le Commando Aéronavale
s'entraine à Naraveli à 20 km deTrincomalee.
le "SAS Bataillon" au complet va être rapidement transféré
transféré en Indochine...
Il embarqué à bord du "Richelieu" le 28 septembre
à Trincomalee. Débarqué le 3 octobre au Cap Saint
Jacques, il est transféré sur le " Triomphant"
et remonte la rivière de Saïgon.
Le lendemain il est à Saïgon -accueilli par une foule
en liesse trés éprouvée par les évenements
récents - et il s'installe alors à L' Hopital Drouet
désaffecté aprés avoir dégagé la
caserne du 11ème R.I.C où les Marsouins sont encerclés
par les japonais.
Le 5 octobre le Général Leclerc arrivant de Kandy visite
le Commando.
La situation sur place est désastreuse. Les rebelles organisés
en bandes pillent, montent des embuscades, incendient villages et
plantations aidés et encadrés par la Gendarmerie Nippone.
De plus ils encerclent Saïgon et menacent gravement son ravitaillement.
Le 5è me R.I.C opère avec ses deux Commandos Legers
et son Commando Blindé répartis sur une vaste zone,
tandis que le Commando Ponchardier va oeuvrer de façon autonome.
Dés le 12, le SAS B Ponchardier connait ses premiers engagements.
Les 3 Commandos opérant séparément dans le cadre
d'une opération franco-britannique, ont pour mission d'assurer
une zone de sécurité autour de la Capitale afin de faciliter
son ravitaillement et d' ouvrir un périmètre de sécurité
autour du port.
L'opération est un succés; un élément
du SAS B s'est emparé poussant en direction du nord-ouest des
ponts D puis B (pris aprés un débarquement depuis des
canots d'assaut et deux heures de combat)tandis qu' un second élément
directement aux ordres du Pacha s'empare des Phares et Balises, des
Ets Orsini, du Pont tournant et du
Parc à Mazout. Aprés quoi le Commando nettoie et sécurise
toute la zone nord ouest. Au soir de cette première journée
d'engagement les hommes rentrent sous une pluie battante, fatigués
mais fiers et heureux; ils prennent même le temps d'ouvrir un
Dispensaire pour la population.Hélas, le 12, le Bataillon a
eu son premier tué: l' Apirant Bussières tombé
à Saïgon... 6 autres Officiers trouveront une mort glorieuse
en Indochine jusqu'à la dissolution du Groupement.
Le lendemain, le Général Leclerc vient à la "Villa
Ardia" P.C de l'Unité féliciter le Commando et
s'incliner devant les dépouilles.
Puis le Général britannique Gracey lance ses forces
vers Thu Dau Mot et Bien Hoa.
A
SUIVRE...
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La Zone d'Action
du Commando dans le Sud Indochine
Un groupe d'hommes du B1 -Aéronavale-
A droite le "Patron" du Commando le L/V GEORGE
LE 5ème REGIMENT D'INFANTERIE
COLONIALE
En mai 1945, le C.L.I., devenu 5° R.I.C. débarque à Ceylan (Inde).
En septembre de la même année, il est transformé en 2 bataillons, un
de commandos et un de parachutistes du type S.A.S. ayant subit l'entraînement
parachutiste et amphibie ce sera le Commando PONCHARDIER
de l'Aéronavale. Le 28 septembre 1945, le Commando Ponchardier
embarque sur le " Richelieu "à Trincomalee au Cachemire pour débarquer
au Cap St Jacques le 3 octobre. Il remonte la rivière de Saigon à bord
du "Triomphant". Le Général LECLERC, parti de Kandi arrive le lendemain.
Dès son arrivée le Commando aux ordres du Capitaine de corvette Ponchardier
et son adjoint le capitaine Dupuis se lancent dans des actions de dégagement
autour de Saigon. Le 16 février 1946, l'unité perd toutes attaches avec
le 5° R.I.C. et devient " Groupement Autonome
PONCHARDIER ", qui comprend un commando de fusiliers marins et
trois commandos de coloniaux. En Cochinchine la guérilla s'organise
et s'intensifie. Le Groupement PONCHARDIER,continuellement sur la brèche,
continue par petits éléments la plupart du temps, à porter des coups
très durs aux Viêt-minh. Après neuf mois d'opérations ininterrompues,
les hommes fatigués, certains mêmes malades, aspirent à un repos bien
mérité. Il est décidé que tout le Groupement rejoindra Dalat et de là,
rentrera en France. A bord de " l'Ile de France ", ils quittent Saigon
le 28 Août pour arriver à Toulon le 17 septembre ou ils sont magnifiquement
accueillis.L'Amiral Nomy de l'aéronavale et le Lieutenant-Colonel Gracieux
, représentant le directeur des Troupes coloniales, spécialement venu
de Paris, rendent hommage au Commando Ponchardier.
Entre temps, l'autorité qui a décidé de constituer des unités de parachutistes
coloniaux, charge le Commandant Dupuis de mettre sur pieds un premier
bataillon qui sera le premier à l'origine d'un mécanisme de relève
des Parachutistes Coloniaux à destination de l'Extrème-Orient.
C'est donc à la fin de 1946 qu'est commencée la réalisation de ce bataillon
de parachutistes de l' Infanterie coloniale. Il est constitué le 1er
février 1947 à Tarbes sous le nom de 5° B.P.I.C.
Il sera l'héritier du 5° R.I.C. et de son drapeau qui lui sera remis
pour qu'il en assure la garde, par le Général Landouzy le véritable
père des parachutistes Coloniaux. IL faut préciser,
car cela est d'importance qu'il est mis en place par un Officier qui
s'est illustré comme adjoint au Commando Ponchardier, le Chef
de Bataillon Dupuis, rejoint bientôt par le chef du Commabndo
B 4 le Capitaine Trinquier et que bon nombre de ses Commandos vont également
les rejoindre dans cette nouvelle unité, qui reprendra même
la devise du Commando "A la vie à la mort" et s'inspirera
largement du symbolisme de son insigne pour crééer le
sien- voir bas de page-.Le 1er septembre 1947, le chef de Bataillon
Grall prend le commandement du 5°B.P.I.C., qui continue à administrer
le détachement Dupuis en instance de départ pour l'Indochine. Le 1er
octobre 1947, la Direction des Troupes Coloniales charge le Colonel
Massu (de retour d'Indochine) de créer la 2° Demi-Brigade Coloniale
de Commandos Parachutistes avec la mission de former et d'instruire
en France, de nouveaux bataillons pour l'Indochine. La demi-Brigade
s'installe à Vannes-Meucon. Le Commandant Dupuis
, à son départ a laissé à son successeur le commandant Grall
environ 500 engagés et un fort noyau qui provient
du Groupement Ponchardier, presque l'équivalent d' un bataillon,
que le colonel Massu regroupe alors à Vannes-Meucon . Il y créera un
Centre Ecole, indispensable à l'entraînement des jeunes recrues. Les
705 paras du détachement Dupuis quant à eux, embarquent à Marseille
le 31 octobre sur le "Pasteur" et débarquent à Saigon le 15 novembre
1947 . Ils deviennent le 2° BCCP-SAS qui
s'intègre à la Demi Brigade de Parachutistes SAS... Ceci
nous montre qu' au delà de traditions rigides, les Commandos
Paras d' Indochine sont une seule et même famille quelque soit
leur Arme d' origine, et qu' ils ont forgé de leur sang cette
Saga sur laquelle le Haut-Commandement s' appuiera jusqu' au sacrifice
suprême à Dien Bien Phu puis en Algérie.

L'insigne du 5è B.P.I.C- A droite un para du
2èB.C.C.P portant
la fourragère du Ponchardier à titre personnel avec insigne
losange

 
Le Drapeau du 5ème R.I.C désormais confié à
la garde des Parachutistes Coloniaux-A
gauche les deux fanions 2è B.C.C.P & Ponchardier côte
à côte-A droite le drapeau et la Garde d'Honneur du 2èBCCP
Au dessous à gauche
les soies de l'avers du drapeau - A droite, représentation graphique
du revers du drapeau- Infographie JPB
Copyright Janvier 2003-
"...Ainsi est créé, le 3 novembre 1943, le C.L.I. qui change
de nom en arrivant à Ceylan pour passer sous commandement du Théâtre
d'Opérations britannique du Sud-Est Asiatique de Lord Mounbatten afin
de ne pas être confondu avec le Ceylan Light Infantry. Il deviendra
le 5e R.I.C. le 1er mai 1945 après en avoir reçu le drapeau le dés
le 4 novembre 1944..."
HISTORIQUE DU DRAPEAU DU 5ème R.I.C
Le
5ème Régiment d’Infanterie de Marine fut créé le 1er mars 1890 à Cherbourg
par dédoublement du 1er Régiment d’Infanterie de Marine. A ce titre,
le drapeau du 5ème R.I.C porte les inscriptions BOMARSUND 1854, PEI-HO
1860, PUEBLA 1863 et SONTAY 1883.
Devenu 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale le 1er janvier 1901, le
régiment prend garnison à Lyon en 1912. Il s’illustre lors de la première
guerre mondiale pendant laquelle il perd 10952 hommes dont 238 officiers.
Cité trois fois à l’ordre de l’armée, il obtient le droit au port de
la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914 – 1918. IL gagne
alors les inscriptions
LORRAINE 1914, CHAMPAGNE 1915, LA SOMME 1916 et PICARDIE 1918
et sa cravate est ornée de la croix de guerre 1914 – 1918 avec 3 palmes.
Dissout en 1924, le 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale est hâtivement
recréé à Bourges en 1939 avec des éléments de réserve. En avril 1940,
le régiment reçoit, d’Afrique Occidentale Française, un contingent sénégalais
et devient le 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais.
Engagé dans la campagne de France à partir du 17 mai avec 3000 hommes,
il combat vaillamment, mais le 23 juin les 680 survivants, sans munitions,
sont contraints de se rendre. L’ennemi accorde aux officiers le droit
de conserver leurs armes et rend les honneurs militaires aux débris
du régiment.
Le 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale renaît, le 1er mai 1945 à Ceylan,
par changement d’appellation du Corps Léger d’Intervention (C.L.I) créé
à Alger en 1943. Il se couvre de gloire lors de la libération de l’Indochine
et reçoit sa quatrième citation à l’ordre de l’armée avant d’être de
nouveau dissout le 30 juin 1946. Le 1er février 1947, le 5ème Bataillon
Parachutiste d’Infanterie Coloniale reçoit la garde du drapeau du 5ème
Régiment d’Infanterie Coloniale. PUis le drapeau du 5è R.I.C
ramené en Indochine par le 2è B.C.C.P est confié
à la 2è Demi BRigade Coloniale de Parachutistes S.A.S
créée en Indochine par changement de dénomination
de la 1ère Demi-Brigade reconstituée alors en Bretagne.
Le 1er décembre 1953, le Bataillon de Marche d’Afrique devient le Bataillon
de Marche du 5ème Régiment d’Infanterie Coloniale et rejoint l’Indochine
avant de devenir le 1er septembre 1955 le 5ème Bataillon d’Infanterie
Coloniale. Il y gagne l’inscription INDOCHINE 1945-1946 et
1953-1955 pour
les actions du C.L.I et de la 2è Demi-Brigade Coloniale de Commandos
Parachutistes et sa cravate s’orne de la Croix de Guerre des Théâtres
d’Opérations Extérieures avec 1 palme et des décorations octroyées par
le roi du Laos, l’ordre du million d’éléphants et du parasol blanc et
la médaille de bronze du règne. Le 1er décembre 1958, le 5ème Régiment
Interarmes d’Outre-Mer est créé par changement d’appellation du 2ème
Régiment Colonial d’Outre-Mer. Stationné à KATI, près de BAMAKO, il
hérite des traditions et de l’emblème du 5ème Régiment d’Infanterie
Coloniale. En juin 1961, il fait mouvement sur Niamey, au Niger, avant
d’être dissout en novembre 1962. Le 1er novembre 1969, le 5ème Régiment
Interarmes d’Outre-Mer est recréé par changement d’appellation du 57ème
Régiment Interarmes d’Outre-Mer stationné à Djibouti. Le régiment obtient
en outre la garde des traditions et du fanion du Bataillon Somali. Son
drapeau s’enrichit ainsi de 5 nouveaux noms de bataille (VERDUN DOUAUMONT
1916, LA MALMAISON 1917, L’AISNE 1917 – 1918, LA MARNE 1918 et NOYON
1918) et, à titre exceptionnel, d’une deuxième fourragère aux couleurs
de la croix de guerre 1914 – 1918 et d’une deuxième cravate ornée de
la croix de guerre 1914 – 1918 avec 2 palmes et 1 étoile d’argent et
de la croix de guerre 1939 – 1945 avec 1 palme et 1 étoile d’argent.
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